Le jazz et la danse. Une longue histoire d’amour,
ponctuée de rencontres fertiles, terreau de toutes les
inventions, de tous les croisements musicaux.
Animé par Alex Benth, Jeu de jambes est un collectif de huit
danseurs, tous pionniers du jazz-rock, une danse née dans la
rue, comme le hip-hop dont elle est l’ancêtre. Apparue
dans les années quatre-vingt, elle est
l’héritière avouée du jazz acrobatique
des années vingt, on y retrouve la même
dextérité du jeu de jambes, la même osmose
entre les corps et la musique.
Jaquettes et pantalons noirs, guêtres blanches
dégotées aux puces, melons et canotiers, le groupe
affiche ses références et nous embarque du
côté de James Brown de manière si
déliée qu’il semble que chacun des danseurs
donne libre cours à son inspiration, que le mouvement
naît à l’instant, sous l’œil du
spectateur. Et pourtant chacun d’eux répond à
une exigence chorégraphique au code très
précis, qui s’appuie sur un mélange de
claquettes et de tempo africain où se glissent des
réminiscences de swing et de salsa, un melting-pot un rien
zazou d’une belle et joyeuse fluidité, organisé
par Michèle Guigon, artiste à l’humour
décalé.
La liberté et la spontanéité du groupe ont su
enfiévrer les rencontres urbaines de La Villette avant de
partir en tournée.

Jean-Claude Guilbert,
Dominique Lisette,
Charly Moandal,
